Nous nous sommes levés avant l’aube ce matin et avons attendu que le soleil daigne sortir de sous sa couette, vers 0700h, avant de virer l’ancre. Notre ancrage des derniers jours était fantastique, mais pour en sortir il nous fallait un minimum de luminosité au risque de se retrouver jucher sur un banc de sable ou pris dans une bouée non-éclairée. Comme si ce n’était déjà pas assez difficile de sortir de là, quelqu’un a eu la brillante idée de retirer la bouée « 16B » durant le weekend. Celle qui nous indiquait par où rejoindre le chenal… Heureusement, nous avions tracé des waypoints sur le GPS à notre arrivée. Nous n’avons aucune idée comment la Garde Côtière a réussi à retirer une bouée, en excellente condition d’ailleurs, entre samedi après-midi et lundi matin, mais c’est fait. Assez ordinaire comme idée.
Nous avons donc finalement pris le large, toutes voiles dehors et… assisté du moteur. Nous avions un peu plus de 70 milles à parcourir et voulions arriver avant la noirceur. Le choix fut assez simple, 7 nœuds sur le fond avec le moteur ou 4 nœuds sous voiles. Avec les journées qui raccourcissent encore, le calcul n’était pas très difficile à faire.
La journée était franchement magnifique: pas trop froide, ensoleillée, la mer calme avec juste assez de houle pour se faire bercer et le bleu de l’eau… indescriptible. Nous avons bien essayé quelques photos, mais aucune ne rend justice à cette teinte bleu-acier avec juste ce qu’il faut d’aqua et d’argenté. Nous sommes restés là, à regarder la vague pendant un long moment, complètement hypnotisés par la couleur. Des méduses, rouges et blanches, grosses comme des assiettes, nous ont rapidement ramené à la réalité. J’imagine que lorsque les écologistes parlent de débalancement dans la chaine alimentaire, c’est entre autre de ça dont ils parlent. Il y en avait partout et aucune tortue en vue.
Nous avons aussi découvert le sens d’eaux territoriales et d’eaux internationales. L’on ne va pas où l’on veut en eaux territoriales. Une armée aussi puissante a certaines prérogatives. Comme celle de se réserver une zone d’exclusion avançant 12 milles nautiques au large pour conduire des exercices et des manœuvres militaires. Pour les avoirs entendu tirer au mortier hier, nous étions très heureux de faire le détour et d’éviter Camp Lejeune et le warship 9-4 qui faisait des exercices de tirs vers la plage ce matin. Vers la plage! Décidément, il y a des logiques qui nous dépassent depuis deux jours.
Au moins, les dauphins sont passés nous dire un petit bonjour et en ont profité pour jouer dans notre vague d’étrave pendant quelques minutes. Nous devions être au bord de la crise d’hystérie. Depuis le temps qu’on en rêve! Comme à chaque fois qu’ils se pointent le bout du bec : « Quel détour? Il n’y a pas de vent? Ah bon… » Les dauphins sont définitivement la cure à tous les maux.
Puis, comme nous nous résignions à mettre le cap vers l’ouest et à revenir vers la terre, nous avons eu droit à une autre surprise. Je venais tout juste de remplacer la cuillère argentée, complètement inutile, par une pieuvre verte sur la canne à pêche. « Fish on! » me cri Michel. Il venait de commencer sa bataille avec un mackerel tuna, pas très grand, mais très décidé à ne pas finir dans nos assiettes. Le pauvre n’aura pas eu cette chance. Depuis le temps que nous attendions notre premier poisson, pas question de le laisser filer. Nous l’avons finalement saoulé à mort avec du rhum, ne pouvant pas concevoir l’assommer avec une poignée de winch. Jusque là tout était sous contrôle. C’était avant que je ne commence à le nettoyer et à en faire des filets… Il faut sérieusement que je raffine ma technique; il y avait du sang jusque dans les fenêtres du dodger… Michel a pris quelques photos; mais même si l’Halloween est à nos portes, ce ne serait pas très approprié que de les afficher ici. Disons simplement que le poisson dans la barquette à l'épicerie, c'est très loin de la réalité.
Nous avons finalement rejoint CS’Ta Time et un autre voilier à Wrightsville, NC juste à temps pour un rapide 5 à 7. À moins que nous ne changions encore d’idée, nous devrions partir vers 0700h demain matin pour Calabash River. Comme nous aurions voulu avoir 5 nœuds de vent supplémentaires aujourd’hui; nous étions si bien au large, ce n’est pas l’envie qui nous manquait de poursuivre jusqu’à Charleston.
Nous avons donc finalement pris le large, toutes voiles dehors et… assisté du moteur. Nous avions un peu plus de 70 milles à parcourir et voulions arriver avant la noirceur. Le choix fut assez simple, 7 nœuds sur le fond avec le moteur ou 4 nœuds sous voiles. Avec les journées qui raccourcissent encore, le calcul n’était pas très difficile à faire.
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| Le soleil, un peu paresseux ce matin, se montre le bout du nez vers 0730h |
Nous avons aussi découvert le sens d’eaux territoriales et d’eaux internationales. L’on ne va pas où l’on veut en eaux territoriales. Une armée aussi puissante a certaines prérogatives. Comme celle de se réserver une zone d’exclusion avançant 12 milles nautiques au large pour conduire des exercices et des manœuvres militaires. Pour les avoirs entendu tirer au mortier hier, nous étions très heureux de faire le détour et d’éviter Camp Lejeune et le warship 9-4 qui faisait des exercices de tirs vers la plage ce matin. Vers la plage! Décidément, il y a des logiques qui nous dépassent depuis deux jours.
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| Zone d'exclusion de Camp Lejeune (le demi-cercle rouge) |
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| Quelques uns de nos amis aujourd'hui!!! |
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| C'est moi qui pose, mais Michel qui a sué pour le ramener au bateau |
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| Wrightsville Beach, NC |
J’ai préparé la navigation entre Beaufort et Charleston ce matin et il semble assez improbable que nous arrivions à faire plus d’une journée en mer cette semaine. Les fichiers météo annoncent des vents faibles du nord et de l’est jusqu’à jeudi dans la nuit, après quoi ils passeront au sud-est en augmentant à 20-25 nœuds.
Bien que les deux prochains jours de vents légers et de mer calme seraient vraiment confortables pour traverser jusqu’à Charleston à moteur, nous ne le ferons pas. Nous avons techniquement assez de diesel pour couvrir les 208 miles nautiques, bouée à bouée, mais la perspective de faire tourner le moteur en continue pour 32 heures ne nous sourit guère. Nous devrions donc nous rendre jusqu’à Masonboro Inlet demain soir. Nous verrons pour la suite.
Après avoir eu droit à la visite des poneys sur la plage ce midi, nous sommes allés leur rendre visite à notre tour plus tard dans la journée. Ils n'ont de sauvage que le nom; comme la veille ils nous ont jeté un coup d'oeil rapide avant de conclure que nous étions simplement des touristes et de se remettre à brouter. Des caméras, ils en ont vu d'autres!
Tant qu’à être dans la visite, environs cinq dauphins sont passés prendre l’apéro avant le souper. Il y avait de grands bancs de petits poissons argentés autour du bateau; j’imagine que la nouvelle s’est rapidement propagée! Voici donc quelques photos supplémentaires, simplement parce que c’est tellement beau ici…
Bien que les deux prochains jours de vents légers et de mer calme seraient vraiment confortables pour traverser jusqu’à Charleston à moteur, nous ne le ferons pas. Nous avons techniquement assez de diesel pour couvrir les 208 miles nautiques, bouée à bouée, mais la perspective de faire tourner le moteur en continue pour 32 heures ne nous sourit guère. Nous devrions donc nous rendre jusqu’à Masonboro Inlet demain soir. Nous verrons pour la suite.
Après avoir eu droit à la visite des poneys sur la plage ce midi, nous sommes allés leur rendre visite à notre tour plus tard dans la journée. Ils n'ont de sauvage que le nom; comme la veille ils nous ont jeté un coup d'oeil rapide avant de conclure que nous étions simplement des touristes et de se remettre à brouter. Des caméras, ils en ont vu d'autres!
Tant qu’à être dans la visite, environs cinq dauphins sont passés prendre l’apéro avant le souper. Il y avait de grands bancs de petits poissons argentés autour du bateau; j’imagine que la nouvelle s’est rapidement propagée! Voici donc quelques photos supplémentaires, simplement parce que c’est tellement beau ici…
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| Un petit coucou sur la plage près du bateau. Le bonheur je vous dis! |
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| Un sandpiper très peu dérangé par le dinghy qui accoste tout près. |
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| Plage à Shackleford Banks |
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| Encore un touriste... |
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| L'herbe est plus fraiche entre les buissons |
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| Pas de temps à perdre avec les touristes, il faut se faire du gras pour l'hiver. |
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| Un dernier coucher de soleil avant de partir... |
Nous sommes partis de Bear Creek hier matin en se demandant s’il ne faudrait pas bientôt commencer à dégivrer le dodger. Il faisait 1°C. Nous sommes arrivés à Beaufort hier après midi et c’était l’été! Ça fait du bien de sortir des différents canaux et rivières de la Caroline du Nord. Marais, pins, marais, pins, héron, marais, pélicans, pins, cormorans, marais… Ça peut avoir un certain charme, mais après quelques milles nous avions hâte de changer de paysage. C’est chose faite! Nous avons trouvé notre ile déserte, avec plage de sable rose et chevaux sauvages.
Il nous aura fallu travailler fort pour arriver jusqu’ici. Les indications pour accéder au mouillage dans Active Captain ne sont pas à jour et en cherchant la bouée inexistante, nous sommes passés bien près de nous échouer. Heureusement deux pêcheurs du coin nous ont arrêté à temps et nous ont guidé sur la VHF jusqu’à l’ancrage. Nous étions le canadian sailboat à la radio! Disons que nous aurions pu avoir une pancarte « touristes » en néon clignotant sur le dessus du bimini; ça aurait fait pareil! Nous avons certainement divertis la bonne cinquantaine de bateaux de pêche qui jonchaient l’Inlet en ce beau samedi après-midi.
Comme ailleurs sur le littoral, il y a ici de gros problèmes d’érosion. La côte ouest de l’ile a apparemment perdu près de trois-quarts de milles dans la dernière année. Selon les informations du dernier dragage, fait au printemps, la plage à ce bout de l’ile recule de 10 à 20 pieds par mois présentement. Même le marqueur que nous devions utiliser pour nous guider est maintenant à près d’un demi mille de la côte, il devait être à environ 50 mètres de la plage selon les cartes… Pas étonnant qu’on ne s’y retrouvait plus. À marée basse ce matin, les haut-fonds étaient tous visibles; nous nous dirigions directement dessus.
Ce qui est surprenant, c’est que l’érosion n’a rien à voir avec l’activité humaine. Enfin, pas directement. Les problèmes semblent avoir commencé dans les dernières années alors qu’une tempête tropicale et un ouragan ont touché terre exactement ici; Gabrielle en 2007 et Irène en 2011. Mais entre deux ouragans, l’endroit est magnifique! Espérons que l’océan donnera un répit aux plages, ce serait tellement dommage que l’ile disparaisse dans le mer.
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| Toujours aussi magnifique. Quelqu'un pourrait ajuster le thermostat svp? |
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| Des cormorans... encore. |
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| Ça commence à ressembler au sud et à l'été! |
Comme ailleurs sur le littoral, il y a ici de gros problèmes d’érosion. La côte ouest de l’ile a apparemment perdu près de trois-quarts de milles dans la dernière année. Selon les informations du dernier dragage, fait au printemps, la plage à ce bout de l’ile recule de 10 à 20 pieds par mois présentement. Même le marqueur que nous devions utiliser pour nous guider est maintenant à près d’un demi mille de la côte, il devait être à environ 50 mètres de la plage selon les cartes… Pas étonnant qu’on ne s’y retrouvait plus. À marée basse ce matin, les haut-fonds étaient tous visibles; nous nous dirigions directement dessus.
Ce qui est surprenant, c’est que l’érosion n’a rien à voir avec l’activité humaine. Enfin, pas directement. Les problèmes semblent avoir commencé dans les dernières années alors qu’une tempête tropicale et un ouragan ont touché terre exactement ici; Gabrielle en 2007 et Irène en 2011. Mais entre deux ouragans, l’endroit est magnifique! Espérons que l’océan donnera un répit aux plages, ce serait tellement dommage que l’ile disparaisse dans le mer.
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| Le rêve! Une plage juste pour nous. |
"They've always been there, they were here when our people came; they swam ashore off sinking ships" - the elders of coastal North CarolinaEn plus d’être magnifique, l’ile abrite des poneys sauvages, descendants de chevaux espagnols probablement échoués ici en 1585. Nous sommes allés faire un tour aujourd’hui et en avons trouvé quelques un, nullement affectés par la présence humaine. Eux aussi semblaient se dire : « Ah tiens, des touristes canadiens.» J’en ai bien cherché un gris en pensant à Serenade, mon poney lorsque j’étais plus jeune, mais personne n’a répondu à l’appel. Pas grave, nous y retournerons demain! New Liverpool et Léane sont en chemin alors nous les attendrons avant de décider ce que nous ferons ensuite.
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| Banker ponies |
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| Banker ponies |
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| Banker ponies |
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| Qui observe qui? |
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| Pas de moustique en Octobre, la seule chose qui pique dans le coin est ce type de mini-cactus qui jonche les sentiers. Les sandales, ce n'était pas notre meilleure idée... |
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| Des fleurs! |
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| Plage à marée basse |
Parce que c’est la saison des courges, mais surtout parce que nous trainions des légumes dans le frigo depuis Annapolis, voici une recette de potage à la courge et aux pommes qui, à ma grande surprise, a bien réussie. À déguster en rêvant d’un bon pain crouté; ou si vous êtes chanceux, avec un bon pain crouté.
1 courge Butternut
2 carottes
2 poireaux
3 gousses d’ail
2 pommes de terre
3 pommes, pelées et sans le coeur
5 tasses de bouillon de poulet
Huile d’olive
Thym (au goût)
Muscade (au goût)
Gros sel et poivre du moulin
Crème épaisse ou 35%
Faire revenir les légumes pelés et coupés en morceaux grossiers dans l’huile d’olive.
Ajouter les pommes, le bouillon de poulet et le thym.
Laisser mijoter une vingtaine de minute ou jusqu’à ce que les légumes soient tendres.
Avec la mixette, réduire les légumes en purée.
Assaisonner avec le sel, le poivre et la muscade. Goûter et rectifier.
Une fois dans les bols, ajouter un filet de crème, du poivre du moulin et de la fleur de sel.
Surtout, faire attention à ne pas vous bruler avec la première cuillerée… Et oui; il y a des choses qui ne changent pas!
Recette adaptée de : Caroline Dumas, SoupeSoup, Harper Collins, Toronto, 2012.
Un autre matin près du point de congélation. Remonter l’ancre est devenu franchement désagréable. Heureusement le guindeau fait le plus gros du travail, je n’ai pas trop à me mouiller. Je pensais, ce matin, à Olive et je me disais que si nous étions partis avec elle, je serais obligée de remonter le câblot mouillé à la main. Chapeau à tous les équipages qui doivent se taper le travail et les gants détrempés à tous les matins!
Ma « doudoune » en duvet a repris du service; elle était cachée très loin sous le lit, avec les wetsuits… Ne me demandez pas à quoi j’ai pensé lorsque je l’ai rangée. Il restait de la place, c’est tout.
Nous avons décidé de ne pas arrêter à Belhaven avec les autres équipages et de continuer vers le sud. Nous sommes présentement mouillés dans Bear Creek, à mi-chemin entre le canal et Beaufort. Nous commençons sérieusement à considérer prendre la mer pour nous rendre jusqu’à Charleston, histoire d’échapper à cette masse d’air froid qui stagne sur la Caroline du Nord.
Le plus raisonnable serait de faire le passage en trois étapes. Cela nous laisserait une seule nuit en mer et nous éviterait de contourner le Pan Handle Shoal, juste à l’est de Cape Fear River. Le haut-fond s’étend sur une quinzaine de milles dans l’Atlantique et couper court n'est pas une option. Il n’y a pas de tempête tropicale en vue, mais nous sommes encore en octobre, nous ne voudrions pas tenter le diable. Le passage de Beaufort à Masonboro Inlet (Wrightsville) peut se faire de jour si nous partons un peu avant le levez du soleil. De là, il est possible de rejoindre Cape Fear River par l’Intracoastal en un peu plus de 23 miles. Nous pourrons ensuite reprendre la mer vers Charleston, 108 miles nautiques plus au sud. Cela nous permettra aussi d’éviter une succession de ponts levants pas très bien synchronisés à notre vitesse. Il est rapide notre escargot, mais pas assez pour faire coïncider l’horaire des ponts!
Avertissement de gel au sol pour cette nuit et demain matin… C’est bien la dernière chose que nous pensions entendre à la NOAA.
Ma « doudoune » en duvet a repris du service; elle était cachée très loin sous le lit, avec les wetsuits… Ne me demandez pas à quoi j’ai pensé lorsque je l’ai rangée. Il restait de la place, c’est tout.
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| Un autre beau matin. Pungo River. |
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| Land-cut près de Hobucken |
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| Land-cut près de Hobucken |
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| Bateaux de pêches à Hobucken |
Le plus raisonnable serait de faire le passage en trois étapes. Cela nous laisserait une seule nuit en mer et nous éviterait de contourner le Pan Handle Shoal, juste à l’est de Cape Fear River. Le haut-fond s’étend sur une quinzaine de milles dans l’Atlantique et couper court n'est pas une option. Il n’y a pas de tempête tropicale en vue, mais nous sommes encore en octobre, nous ne voudrions pas tenter le diable. Le passage de Beaufort à Masonboro Inlet (Wrightsville) peut se faire de jour si nous partons un peu avant le levez du soleil. De là, il est possible de rejoindre Cape Fear River par l’Intracoastal en un peu plus de 23 miles. Nous pourrons ensuite reprendre la mer vers Charleston, 108 miles nautiques plus au sud. Cela nous permettra aussi d’éviter une succession de ponts levants pas très bien synchronisés à notre vitesse. Il est rapide notre escargot, mais pas assez pour faire coïncider l’horaire des ponts!
Avertissement de gel au sol pour cette nuit et demain matin… C’est bien la dernière chose que nous pensions entendre à la NOAA.
Bonjour and welcome
We're Caroline and Michel.
Water Music is back in the North, looking forward to the next leg of her voyages.
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